La charte des jardins

Pour préserver la biodiversité autour de vous, voici 10 bonnes pratiques favorables à la flore indigène et à la petite faune.

  1. Laisser pousser et fleurir des coins de pelouse.
  2. Favoriser les arbustes sauvages indigènes et tailler la haie quand les oiseux ne sont pas au nid (septembre-février)
  3. Créer des abris pour la faune : tas de branches, de feuilles ou de pierres
  4. Maintenir des passages entre les jardins pour la petite faune
  5. Renoncer aux herbicides et aux pesticides. Si nécessaire, utiliser seulement des traitements naturels. Ne pas utiliser de granulés anti-limaces au méthaldéhyde.
  6. Limiter l’éclairage du jardin pour ne pas nuire aux petits animaux.
  7. Ne pas installer de plantes exotiques envahissantes (liste noire) Idéalement se débarrasser de celles qui poussent déjà dans le jardin.
  8. Equiper le chat d’une clochette pour avertir les oiseaux de son arrivée.
  9. Respecter la loi sur les feux de jardin et éviter d’évacuer un tas de branchages ou de feuilles pendant la période de reproduction ou d’hibernation.
  10. Si on possède une piscine, prévoir une petite rampe de sortie afin d’éviter que des animaux s’y noient.

Pourquoi cette charte?
Parce que dans nos régions aussi des espèces disparaissent. Les lieux favorables à la petite faune se raréfient, notamment parce que les coins de nature situés entre les zones habitées et les zones cultivées régressent sous la pression de l’urbanisation.
De plus, les grandes propriétés se morcellent pour donner des parcelles plus petites et plus cloisonnées. Or, cette parcellisation provoque la disparition des haies sauvages, des vieux arbres, des prairies rarement tondues, et des tas de branches et de pierres si importants pour la survie et la reproduction des petits animaux.
Parallèlement à cela se produit une dénaturation par excès d’aménagement : gazon entretenu jusqu’aux limites de propriété, haies exotiques choisies uniquement pour leur capacité à cacher les voisins, massifs de plantes non indigènes qui ne favorisent pas la reproduction des papillons et qui donnent trop peu de fruits pour nourrir la faune, terrain débarrassé de ses moindres branches, feuilles et herbes mortes, éclairage nocturne aux quatre coins du terrain, usage des herbicides et des pesticides sur le gazon, les dalles, etc.
Dans ces conditions, les oiseaux et autres visiteurs des jardins ne trouvent plus d’endroits où se cacher, ni matériaux pour construire leur nid, ni insectes, ni petits fruits, ni même le repos nocturne.
La survie des écureuils, des oiseaux et d’une bonne partie de la petite faune dépend de la taille de leur territoire. Or; un seul jardin de quelques centaines de mètres carrés ne peut pas suffire à une famille de hérissons ni à un couple de mésanges. D’où l’importance de créer des réseaux de parcelles contigües, offrant des passages aux petits animaux et leur évitant ainsi les dangers de la route.

Contamine-sur-Arve